La quête du sens

Réflexions sur la nature humaine

I. De Blackwood (Lady Isabelle)
Écrivaine humaniste, Blogueuse.
Œuvre au développement de la conscience humaine.

  • Le nouveau visage du crédit social

    Dans un monde de plus en plus numérisé, l’idée d’une note citoyenne n’est plus de la science-fiction. Le système de crédit social, déjà en place dans certaines régions du globe, redéfinit radicalement la notion de privilège. Ce n’est plus seulement votre compte en banque qui détermine votre accès au monde, mais la perception qu’a l’État de votre comportement.

    Le crédit social, pour ceux qui ne le savent pas, est un système d’évaluation de la réputation des citoyens basé sur une collecte massive de données. Chaque geste peut influencer une note globale : payer ses factures, recycler, être courtois font grimper le score. À l’inverse, une critique en ligne contre le gouvernement ou même fréquenter des personnes « mal notées » peuvent le faire chuter.

    Ce score devient alors la porte d’entrée pour accéder à des privilèges : obtention de visas, accès aux meilleurs prêts, connexion internet, ou priorité pour les places en garderie. Le privilège n’est plus un acquis ou un droit, mais une récompense directement liée à l’obéissance.

    Lorsqu’un tel système s’installe, il génère un changement de comportement systémique. On assiste à une sorte d’autocensure préventive ainsi qu’à la quête de plus en plus flagrante de conformité.

    Au détour de ses choix de vie, l’individu ne se demande plus « Est-ce que mon choix d’action est bon pour moi ? » mais « Quel impact cela aura-t-il sur ma note si je fais ceci au lieu de cela ? ».

    Pour protéger leur propre score, les individus se surveillent mutuellement. On crée une société de délation où la pression sociale devient l’outil de contrôle le plus efficace. Voilà quelque chose que nous avons tous vécu en 2020. Et, à force de répéter des gestes « approuvés » pour obtenir des récompenses, l’individu finit par intégrer ces normes sans plus les questionner. C’est ce qu’on appelle le conditionnement.

    Que se passe-t-il pour celui ou celle qui refuse de suivre le narratif imposé ? La sanction est double : matérielle et psychologique. En fait, c’est la mort sociale dans un premier temps. Et ça aussi, on l’a expérimenté lors de la pandémie alors que les médias utilisaient des mots réducteurs et blessants (édentés, coucous, endormis) pour qualifier les militants du pro choix en ce qui concernait les vaccins. Donc, celui qui s’oppose au narratif se voit restreindre dans ses mouvements (interdiction de fêter Noel en famille, d’aller au restaurant, etc.), ses accès financiers (gèle les comptes des militants du convoi des camionneurs, arrestations et mises en accusation, contravention et condamnation) et parfois même ses opportunités d’emploi. Il devient carrément un paria pour la société.

    La brisure psychologique est davantage foudroyante. Car c’est ici que le système est le plus violent. En se voyant ostracisé non seulement par l’État, mais aussi par ses proches qui craignent pour leur propre image sociale, l’individu vit un isolement profond. Le sentiment d’injustice, couplé à l’impossibilité de se défendre face à un conditionnement opaque, peut mener à un effondrement de l’identité.

    Quand la famille devient un Système de Surveillance

    Lorsqu’une forme de crédit social s’immisce dans la cellule familiale, il transforme le foyer, normalement refuge d’amour inconditionnel, en un tribunal permanent. L’enfant ou l’adulte qui perd ses « points » aux vues de ses parents ou refuse le narratif qui lui est imposé, devient un danger pour l’image de la famille. On doit comprendre qu’en occident, les enfants représentent la réussite ou l’échec de beaucoup de parents. Dans les années 60-70, c’était la norme.

    Dans ce type de scénario, ou la famille utilise un système récompense / punition similaire au pointage du crédit social, elle ne protège plus l’enfant ; elle devient l’agent d’exécution du système de valeurs sur lequel elle base son jugement pour maintenir son statut ou s’élever socialement. Pour ne pas perdre leurs propres privilèges face à l’image que renvoie la famille dans le milieu social (échanges, rencontres de famille, collègues de travail), les parents et la fratrie se sentent obligés de sacrifier « l’élément perturbateur ».

    L’enfant qui n’entre pas dans le moule des parents subit ce qu’on appelle une aliénation orchestrée. Il n’est pas seulement puni, il est rendu invisible. On ne lui parle plus, on ne l’inclut plus sur les photos ou dans les rencontres familiales (qui pourraient nuire à l’image du clan), et ses accès aux ressources (argent de poche, cadeaux, sorties) sont coupés par ses propres parents pour prouver leur loyauté au système de valeurs dans lequel ils sont inconsciemment embourbés.

    Dans le pire des cas, pour l’enfant ostracisé, c’est la désintégration de l’identité.

    Si l’enfant est jeune ou psychologiquement fragile, l’ostracisme total mène à une forme de mort psychique. C’est le traumatisme de l’abandon absolu. L’enfant intègre rapidement l’idée qu’il n’est « rien » et son estime personnelle en prend un bon coup. Ceux qui sont censés l’aimer inconditionnellement le rejettent et sa valeur intrinsèque s’effondre. À ce stade, il ne comprend pas ce qu’il a fait de mal puisqu’il n’est que lui-même ; un enfant imparfait qui répond à ses ressentis et manifeste ses besoins.

    Dans les cas plus sévères, on remarquera le développement de pathologies plus graves. On observe par exemple l’apparition de dépressions sévères, de troubles dissociatifs (pour échapper à la douleur du rejet) ou de comportements autodestructeurs. (Mutilation, drogues, alcools, dépendances)

    Au bout d’un certain temps l’enfant va jusqu’à intérioriser ce qu’il pense être une déficience. Il finit par croire que quelque chose cloche chez lui, que ce qu’on lui reproche est vrai et le risque de passage à l’acte (suicide) est maximal car il n’existe plus d’espace de sécurité, ni à l’extérieur, ni à l’intérieur du foyer. La plupart des échecs que génère la fratrie est rapidement balayer sous le couvert de l’enfant ostracisé puisqu’il n’a plus rien à perdre. Tout est toujours de sa faute.

    La compétition pour les privilèges et l’attention peut même pousser les frères et sœurs à dénoncer et trahir l’enfant ostracisé pour « racheter » leur propre score auprès des parents, brisant les liens de sang de manière irréparable.

    C’est exactement ce qui m’est arrivé dès ma tendre enfance. Voilà pourquoi je comprends si bien ces mécanismes. J’ai vécu dans une famille qui prônait le paraître avant l’être. Mes parents s’étaient élevés socialement et valorisaient un système identique à celui dont je viens d’énumérer les grandes lignes. La brisure s’est faite vers l’âge de 12 ans, et dès lors, la révolte qui s’en est suivi m’a conduit à la perte de tous mes privilèges si bien qu’à 17 ans, ils ont dû me mettre à la porte. L’exclusion du clan n’a pas été facile. À cet âge, je n’avais pas ce qu’il fallait pour faire face à la vie. J’ai appris à la dure. Je ne compte même plus le nombre de fois ou j’ai voulu mourir. Mais là n’est pas la question.

    Paradoxalement, l’exclusion peut devenir le moteur d’une libération radicale, bien que douloureuse. En étant exclu du système de privilèges familial, l’individu n’a plus rien à perdre. Cette perte totale d’enjeux peut générer une clarté mentale exceptionnelle et une liberté de pensée que les « bienpensants » n’ont pas et n’auront jamais. On se crée une « famille de cœur », généralement composée d’autres exclus. Le réseau social se base dès lors sur des valeurs plus humaines (loyauté, courage, vérité) plutôt que sur des critères superficiels.

    Au fil des années, j’ai développé des stratégies de survie et une débrouillardise qui m’ont rendu bien plus résiliente et plus lucide face aux crises que ceux qui dépendent entièrement de l’approbation des autres.

    Et à terme, j’ai fait le deuil de ma famille biologique pour protéger ma santé mentale jusqu’à en changer mon nom. C’est une cicatrisation par l’absence ou j’ai compris et accepté que l’amour de mes parents était conditionnel à leur image publique, et comme plusieurs d’entre vous, j’ai choisi de vivre une vie authentique, autonome, ou je suis seule et aimée au centre de mon Univers.

    C’était un long texte j’avoue. J’imagine que plusieurs d’entre vous se reconnaissent dans mes mots et prendront conscience que le crédit social existe déjà ici au Québec sous une forme cachée certes. J’espère qu’au-delà de la reconnaissance, vous puissiez comme moi, comprendre et accepter que l’être humain est facilement programmable, et que le développement de la conscience, même s’il est facultatif à l’intérieur d’une vie humaine, demeure toutefois la seule richesse que nous ayons vraiment.

    Lady Isabelle xx

  • 2026 sera à l’image de tes pensées

    L’année 2026 se présente pour plusieurs comme une succession de jours sur un calendrier, mais pas pour toi qui lis ces lignes. Pour toi qui vis en conscience, elle sera la projection directe de tes cartes mentales : si ton esprit est encombré par le doute ou par des pensées négatives, l’horizon paraîtra noirci et voilé ; et si, au contraire, il est nourri de conviction et de clarté, chaque jour s’ouvrira sur une opportunité nouvelle. En te souvenant que la réalité extérieure n’est souvent que l’écho de nos pensées réunies, de ce que l’on nourrit dans notre conscience, nous réalisons, toi et moi, que pour forger un destin doré, il faut commencer par faire le tri dans nos pensées.

    C’est ici qu’une rupture nécessaire s’impose pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce qui fut. Il est temps pour moi de refermer les chapitres de mon histoire où l’encre est sèche et se corrompt, car maintenir le passé vivant devient toxique à la longue. Je ne sais pas pour toi, mais aujourd’hui, j’ai envie d’écrire la suite sans jamais plus me baser sur mes expériences passées.

    Je tourne définitivement la page et je t’invite à faire pareil. Car avoir de la rancune ou pointer du doigt celui qui nous a fait souffrir, c’est ne rien comprendre à la nature humaine, où chacun vit ses drames, où chaque méchanceté est mue par la souffrance. Cela n’explique pas pourquoi on se retrouve dans certaines situations au mauvais moment, et pourtant, en se libérant de son bagage, on reconnaît la fin d’un cycle. Je t’invite, toi aussi, à cesser de nourrir l’amertume, les regrets et les fantômes de ta vie.

    Ce détachement conduit au seul endroit où il fait bon être : le présent. Préoccupe‑toi de l’instant présent, de ce que tu as envie de faire, de ce que tu ne dis pas. Consacre ton existence à ce qui est important maintenant, dans ton monde intérieur.

    En 2026, l’invitation est lancée : celle de ne plus vivre dans l’illusion du passé ni dans l’anticipation. On ne sait pas de quoi sera fait demain, mais si tu te concentres à créer ta vie, à habiter chaque instant avec une conscience aiguë de ce que tu veux être, tes pensées trouveront le terreau fertile pour faire apparaître une année à la hauteur de tes aspirations.

    Bonne année 2026 ✨ Lady Isabelle

  • Terminer ses boucles

    L’art sacré de libérer l’ancien pour accueillir le nouveau

    À la fin de chaque année, un mouvement subtil se met en place dans l’invisible. Un appel intérieur, presque imperceptible, nous invite à regarder derrière nous, non pas pour s’y attarder, mais pour terminer ce qui doit l’être. Rien ne peut réellement naître tant que l’ancien n’a pas été honoré, remercié, puis relâché.

    Nous vivons dans un univers de cycles. Tout commence, tout dure, tout s’achève, puis tout recommence sous une autre forme. Et pourtant, l’être humain résiste souvent face à cette dernière étape : la fin. Il s’accroche à ce qui a déjà perdu de sa force au niveau vibratoire, à ce qui ne le nourrit plus vraiment, mais il a peur. Oui, il a peur de laissé une part de lui-même en abandonnant le passé.

    Terminer une boucle, c’est accepter que quelque chose a complété son parcours. C’est reconnaître que l’énergie utilisée pour manifester a fait son œuvre et qu’elle demande à être libérée pour circuler sous une autre forme ; ailleurs. Laisser mourir ce qui doit mourir n’est pas un échec : c’est un acte de maturité et de conscience spirituelle.

    La fin d’année amplifie ce processus. Quand on s’y attarde, elle agit comme un miroir qui nous renvoie les projets laissés en suspens, les relations qui stagnent, les engagements que nous n’honorons plus, les croyances qui nous retiennent, les émotions que nous n’avons pas osé traverser. Elle nous invite à faire un choix.

    Chaque boucle non terminée se cristallise dans notre champ aurique. C’est un poids de plus que l’on traîne dans son bagage et qui alourdi notre voyage de fois en fois. Comme une eau qui stagne et se corrompt au fond d’un baril, elle noircit la pensée.

    Chaque boucle terminée crée au contraire un espace, ouvre et allège notre bagage ; se transforme en opportunité.

    Il ne s’agit pas de tout régler vous savez, ni de tout comprendre. Il s’agit de clore consciemment ce qui appartient à un cycle révolu, au passé dépassé. De dire : « Ceci a été une part de ma vie, oui, quelque chose que j’ai vécu, et ou j’ai appris. Maintenant, je le relâche. » Car l’Univers ne peut remplir une coupe déjà pleine. Il ne peut déposer du nouveau dans un être encombré de mémoires ou de vieilles identités.

    Terminer ses boucles, c’est se rendre disponible. Disponible à soi. Disponible à la vie. Disponible à ce qui veut naître.

    En cette fin d’année, prenez un moment pour regarder vos cycles. Lesquels demandent à être complétés? Lesquels vous retiennent encore? Lesquels vous appellent à la libération?

    Ne craignez pas la fin. Elle n’est jamais une perte. Libérez l’ancien. Et laissez la vie vous surprendre.

    Lady Isabelle xx

  • Cigale ou fourmi

    Avant, j’étais 100 % cigale. Comme bien des gens, j’aimais penser que la vie est éternelle et qu’il n’y a pas de lendemain. C’est l’idéal de vivre au présent comme la cigale vous savez. On en retire beaucoup de bénéfices. Les peurs ne s’accrochent pas à ceux qui vivent au présent, mais selon moi, ça fait son temps. Il importe d’avoir une tête sur les épaules et les pieds sur terre, sans que cela ne devienne une habitude. Et si vous m’aviez dit ça à 25 ou 35 ans, je vous aurais envoyé paître…. un jour à la fois.

    J’ai passé ma vie à jouer comme la cigale. Je ne le regrette pas, parce que c’était impossible pour moi de faire autrement, par exemple d’entrer trop profondément dans les conditionnements sociétaires. La cigale est libre, présente, indépendante. Ce qui signifie que je n’ai jamais eu de « Boss ». Ouep, j’ai toujours travaillé à mon compte, portant tous les chapeaux, relevant tous les défis. Des fonds de tiroir, j’en ai gratté souvent, longtemps. Toutefois, j’avais en moi cet éternel optimisme du « Roger bon temps » qui voit la coupe à moitié pleine. Je suis devenu experte en solutions de tout genre. Ce qui fait que je ne me souciais pas vraiment de demain.

    Je n’ai pas empilé de fortune. Je n’ai pas prévu l’après.

    Aujourd’hui, j’essaie d’être davantage une fourmi, sachant que mon espérance de vie tourne autour de 100 ans comme Janette Bertrand (père et mère encore vivants dans leur maison à 98 ans). J’observe ce qui s’annonce en 2026 et au-delà, et je ne peux m’empêcher de penser qu’à 85 ans, 95 ans, je n’aurai peut-être pas la même verve, mais mes valeurs, elles, ne changeront pas. Je serai toujours la même battante, le même électron libre.

    J’espère bien continuer à chanter comme la cigale, mais ce serait fou de croire qu’on puisse rester complètement autonome à 100 ans sans avoir un coussin pour atterrir quand on tombe. Ça fait moins mal il me semble. Alors, j’avance en équilibre : un peu cigale pour savourer le présent, un peu fourmi pour préparer l’avenir (pas facile). Et si la vie m’a appris une chose, c’est que l’essentiel n’est pas de choisir entre l’une ou l’autre de ces positions, mais de savoir trouver le juste milieu.

    Je souhaite que vos journées soient remplis de moments où vous pourrez chanter comme la cigale, en savourant la beauté du présent, tout en gardant l’engagement, la prévoyance et la vision long terme de la fourmi pour bâtir l’avenir que vous voulez peu importe ce qui se passe.

    Lady Isabelle xx

  • Savoir qu’on existe

    Dans un monde saturé de flux incessants, de polarisations qui divisent, de drames induits par une élite qui souhaite qu’on détourne le regard de leurs manigances, il est dorénavant admis de ressentir un vide au fond de soi, une perte d’identité. Dans un premier temps, parce qu’il est rare qu’on s’arrête pour se questionner sur le sujet, mais aussi, parce que la plupart du temps, on la diagnostiqué et médicamenté.

    L’absence de présence véritable, de regards pleins, de gestes de reconnaissance, de surcroit désintéressés, vis-à-vis de soi ou des autres, nous confronte tous à une question fondamentale : comment savoir que l’on existe, en dehors de son personnage virtuel en quête d’identité ?

    Je pense que ce sentiment de vide est un signe de déshumanisation. D’ailleurs, il faut avoir vécu un certain éveil pour se rendre compte qu’on est tous aspirés par une vague de propagande, peut-être plus évidente depuis 2020, mais qui existe depuis bien plus longtemps que ça.

    Nos comportements et pensées ont toujours été conditionnés pour répondre aux besoins de ceux qui nous gouvernent. C’était ainsi au temps de la Monarchie ; les plus riches étaient au dessus des lois qu’ils avaient eux-mêmes voté pour contrôler les peuples. Là, on s’en va vers un agenda différent ; le transhumanisme comme solution à un mal-être profond créé volontairement : la perte d’identité.

    Savoir qu’on existe dans notre vraie nature dissous instantanément l’emprise qu’ils ont sur le monde.

    Depuis que je suis toute petite, j’ai conscience de ce mal-être vécu par la plupart des êtres éveillés. Ceux qui se sont rebellés dans l’adolescence pour ne pas entrer dans cette roue sordide qu’est la société de consommation. Ceux qui ont tenter de se détruire par tous les moyens possibles ; la drogue, la boisson, le jeu, pour crier leur besoin d’exister dans une communauté qui les rejette parce qu’ils voyaient autrement. Je rend grâce à ces gens qui ont su resté solide dans leur conscience et assez forts pour survivre à ce rejet constant. Mais je dis ; faites toutefois attention car les pièges aujourd’hui ont changés de formes.

    Quelques êtres évoquent encore la présence à soi par des enseignements et des pratiques qui sont de plus en plus infiltrées. Aujourd’hui, on fait de la méditation avec une appli. On calcule les nombres de pas effectués chaque jour avec une autre. Il y a des applis pour tout, de la psychologie à la manière de s’habiller en passant par le yoga, le soin aux animaux de compagnie, le décompte des calories, la conduite en société ou le dossier médical. Cela développe une forme de dépendance inouïe à la technologie, et par conséquent la perte de la plupart des repères organiques. Et qui dit perte de repères, dit également pertes cognitives ; puisque la mémoire, la créativité, l’imaginaire ou le discernement ne sont plus autant sollicités.

    Il ne faut pas se surprendre qu’on prédise déjà que plus de la moitié de la population sera victime de la maladie d’Alzheimer en 2040. C’est pas si loin. On n’aura nul besoin de développer les facultés de l’esprit car nous aurons une intelligence qui fait tout à notre place. L’humain sera donc le premier à implorer l’élite pour une solution magique ; le fameux implant qui lui garantira un semblant d’existence.

    Le vide de soi revêt donc une importante capitale à notre époque. C’est dans ce manque que peut naître une grande puissance tant est-il qu’on ait la volonté de se questionner. Le silence quant à lui, loin d’être une condamnation, devient un espace fertile où l’on apprend à se rencontrer soi-même. Sauriez-vous comment vivre sans être constamment stimulé ?

    Savoir qu’on existe ne dépend pas du regard des autres, mais de la capacité à se reconnaître dans ses propres pas, ses propres respirations.

    L’évolution commence là : dans l’acceptation que l’existence est d’abord une expérience intime, sans superficialité, une affirmation intérieure de soi à soi… qui ne demande ni validation ni applaudissements.

    L’évolution finit là : dans la continuité d’un agenda qui n’est pas le nôtre, pour lequel on n’a pas l’impression d’avoir voté, mais qu’on alimente quand même comme si on était une simple batterie.

    Lady Isabelle xx

  • Ombre et lumière

    On parle souvent de lumière, de clarté, de révélation… mais qu’en est-il de l’ombre ? En général, on tente de l’éviter ou la combattre. Pourtant, dans le processus évolutif de la conscience humaine, l’ombre n’est pas un obstacle à éviter, mais un appel à rapatrier une énergie en dormance pour devenir plus puissant, en termes vibratoires. Car l’ombre ne contient que les parts de nous-mêmes que nous avons refoulées, oubliées ou jugées inconsciemment dans notre jeune enfance.

    Ce à quoi tu fais face s’efface, mais pas que…

    C’est en osant regarder ces zones sans soleil que nous découvrons un potentiel caché. Oui, juste en orientant ton regard objectivement, tu vois ces forces insoupçonnées en toi, ces blessures qui demandent à être reconnues, aimées, ces élans créatifs qui attendent d’être libérés.

    L’ombre n’est qu’une diffraction de notre propre lumière en fin de compte. L’inclure dans l’équation permet non seulement de la transmuter, mais de la transformer en énergie nouvelle.

    Bien sûr que pour accueillir ses parts d’ombres, on a d’abord dépassé son ego puis cultiver l’humilité par rapport à soi. Ce que nous avons vécus est souvent un concours de circonstances ; être à la mauvaise place au mauvais moment, et du coup, on mange une claque. L’ombre nous rappelle que la lumière était et est encore présente derrière ces évènements, et qu’il ne faut pas rester figé au point de s’y identifier, non.

    Tu n’es pas comme ça à cause de…

    Chaque jour est un jour nouveau où ta capacité de choisir se manifeste. Tout cela n’a de sens que lorsque tu t’arrêtes pour dialoguer avec ces parties opposées ; que tu entends vraiment ce qu’elles ont à dire et que tu embrasses tes contradictions parce qu’elles font parties de toi, elles sont toi et tu t’aimes.

    L’évolution de la conscience ne consiste pas à fuir, mais à s’ouvrir, intégrer, aimer, chaque parcelle de ton être.

    Bon weekend

    Lady Isabelle xx

  • Sauve toi !

    Vous serez d’accord avec moi pour dire que de s’accrocher à une entité salvatrice qui va sauver le monde est profondément ancré dans la psyché humaine. Cette volonté de projeter l’espoir sur un « sauveur », qu’il soit d’ordre spirituel ou matériel, est une stratégie d’adaptation inconsciente qui soulage temporairement la peur existentielle. Cependant, vous devinerez que cette projection reste un piège, et que celui-ci génère l’attente. En transférant la responsabilité de son propre changement à une force extérieure, l’individu se place en position passive et dépendante. Cette posture est certainement la première cause de déconnection de soi face aux défis concrets de la vie (qu’il a probablement alimenté lui-même par manque de connaissance de soi). L’attente devient un substitut à l’effort, confortable certes, mais paralysant la capacité d’agir et de reconnaître que le véritable pouvoir de transformation réside non pas dans l’arrivée d’une solution magique, mais dans l’engagement et le développement de la conscience.

    Dans sa célèbre formule, Karl Marx, (oui, fortement contesté pour plusieurs raisons) qualifie la religion d’« opium du peuple ». Son expression ne dénonce pas seulement l’illusion spirituelle du sauveur, mais surtout sa fonction sédative ; l’endormissement. Selon lui, la religion promet une récompense ; une forme de salut, un retour à la justice dans une prochaine vie ou par une intervention divine. (Attention, je ne dis pas que l’aspect divin n’existe pas, mais pour moi, il est ma vraie nature)

    En vérité, cette promesse incite les opprimées à endurer patiemment leur misère. Elle neutralise l’impulsion à se révolter et à modifier concrètement les structures d’oppression de la matrice.

    L’attente d’un sauveur est la forme archétypale de la passivité ; du bébé dans les bras de sa mère. Au lieu de se lever et de changer sa couche lui-même, soit les conditions matérielles ou spirituelles qui génèrent la souffrance, l’individu se console avec l’espoir d’une justice future, ce qui perpétue le statu quo. (On le voit de plus en plus depuis 2020)

    Le problème majeur de cette quête d’un sauveur est qu’elle place au premier plan l’inaction et la dépendance. L’individu redonne constamment son pouvoir à d’autres et s’attend à ce qu’une figure extérieure vienne réparer l’injustice qu’il vit. Il se plaindra des gouvernements, des services médicaux, des écoles, des prix, tout en continuant de s’y accommoder.

    Les crises sociales sont avant tout des crises personnelles. Chacun polarise selon les résonnances qu’il porte en lui-même. Rien ne se résout par l’espérance, mais par l’application concrète d’un geste, d’une position, d’une décision ou des trois ensemble. Il est impératif de réaliser que le véritable salut réside dans la délivrance de l’attente elle-même : soit de devenir responsable de sa propre vie à 100%.

    C’est en passant à l’action que l’être humain se sauve lui-même, en devenant l’agent de changement qu’il attendait inconsciemment.

    Lady Isabelle xx

  • Bon weekend

    Le weekend est une « parenthèse » nécessaire dans une semaine de travail. En tout cas, il nous rappelle l’importance de ralentir, de faire différent. Se reposer, c’est offrir une pause à son corps et à son esprit, devenir conscient du silence dont on a besoin, de l’absence de stimulation et surtout, de détente.

    Pour toi, c’est savourer un café et une brioche peut-être, et pour d’autres c’est de rester au lit plus longtemps. Moi j’aime me lever à l’aube ; au crépuscule du matin. Je deviens témoin de la vie qui renaît doucement dans la lumière. J’observe et je laisse simplement le temps s’écouler sans y ajouter de contrainte, sans anticiper ce que sera ma journée. Dans ce repos mérité, je retrouve une énergie nouvelle, une clarté intérieure accru, et le plaisir simple d’exister.

    Le weekend, c’est aussi l’occasion de vivre avec soi-même : d’écouter son cœur, d’habiter son propre espace intérieur, de répondre à ses besoins avec amour et bienveillance.

    L’art de vivre, c’est avant tout d’apprendre à être en bonne compagnie avec soi, à goûter la paix d’une présence sincère et authentique avec soi, avant d’aller vers les autres.

    Lady Isabelle xx

  • Le nouveau « vilain » de New York !

    Le nouveau maire de New York ne manque pas de panache. Il me rappelle un méchant emblématique de l’univers Marvel ; le « Docteur Octopus », en version contemporaine ! 🐙 hahaha

    Le personnage semble tout droit sorti d’un casting hollywoodien, tout comme Zelensky ou Trudeau. En tant que spectateurs, il est facile de percevoir les manœuvres de l’élite où les acteurs mis en place créent un chaos calculé pour s’assurer que notre regard reste fixé sur la scène.

    Ce n’est pas mon sujet préféré, mais l’élection et les actions de ce maire sont tellement « stagé », que ça devient une aberration que de penser le contraire. Le drame politique qui s’en suit n’est pas tant la gouvernance ou le chaos qu’il va engendré, mais l’éternelle captation de notre attention collective. (Un peu comme Charlie Kirk, désolé😢)

    D’ailleurs, à mon avis, cela soulève une question cruciale : la mobilisation de l’attention est-elle devenue un objectif politique visant au contrôle des masses ? Bien sur que oui.

    En transformant la politique en un divertissement permanent et en saturant les médias de figures polarisantes, les élites s’assurent que l’énergie du public est constamment consommée. Nous sommes leurs batteries.

    Impossible d’être ou de vivre au moment présent, et puis qui s’en soucie ? L’attention, détournée par le spectacle du nouveau « maire-vilain » et le chaos médiatique qu’il engendre, devient une ressource à ne pas négliger, puisqu’elle rend la population plus réceptive aux solutions proposées et moins encline à la résistance collective. Ce cirque politique agit alors comme un puissant anesthésiant contre la pensée critique, permettant de maintenir l’ordre établi sous couvert d’un divertissement.

    Et ça va vite, on passe de l’un à l’autre, si bien que même si vous n’y croyez pas… ils vous appâtent quand même !

    Bon lundi

    Lady Isabelle xx

  • Avoir des projets

    Dans un monde inversé qui valorise la vitesse, la consommation à outrance et la performance, il est bon de se rappeler que nos projets de vie ne sont pas des réponses à des conditionnements extérieurs, mais bien les expressions vibrantes de notre intériorité. Avoir un projet qui fait sens, c’est construire et projeter dans l’énergie quelque chose qui nous ressemble, qui nous élève, et qui honore nos valeurs les plus profondes.

    Un projet aligné ne cherche pas à plaire, à prouver ou à suivre une tendance quelconque. Il naît d’un dialogue intime entre ce que nous sommes vraiment et ce que nous souhaitons offrir au monde. C’est une œuvre vivante, qui nous engage pleinement, avec nos forces et nos faiblesses, notre vulnérabilité, nos limites et notre cœur. C’est aussi le fil conducteur qui nous rappelle pourquoi nous sommes ici.

    Lorsque nous nous autorisons à rêver en cohérence avec notre monde intérieure, nos projets deviennent des rites de passage. Ils ne sont plus seulement de simples objectifs à atteindre, mais des espaces où nous pouvons grandir, contribuer et nous relier.

    Alors, plus que jamais, il est temps de choisir des projets qui vous nourrissent intérieurement, des projets qui vous gardent jeunes et vivants, des projets qui vous font du bien.

    Lady Isabelle xx